Philippe Louis prend officiellement les rênes de la CFTC
(AFP) – 12 nov. 2011 POITIERS —
Philippe Louis, 55 ans, a pris vendredi officiellement la présidence de la CFTC, à l'issue du 51ème congrès de la confédération chrétienne, a annoncé le syndicat dans un communiqué. Pascale Coton, 47 ans, notamment spécialiste du dossier des retraites, devient secrétaire générale de la CFTC et Bernard Sagez trésorier. Elu pour trois ans, Philippe Louis, ancien cheminot alsacien, succède à Jacques Voisin, dont il était le numéro 2.
Le bureau confédéral compte en outre trois vice-présidents Jean-Louis Deroussen, Michel Coquillion et Joseph Thouvenel et un secrétaire général-adjoint Pierre Mencès. Lors de ce congrès, la CFTC s'est prononcée pour le maintien de son indépendance et de ses valeurs chrétiennes malgré la loi de la représentativité qui assombrit son horizon.
"La CFTC parce qu'elle est porteuse de sens et du lien susceptible de fournir à notre société la cohésion sociale qui lui fait défaut redevient elle-même une solution crédible pour les travailleurs et leur famille", a fait valoir Philippe Louis en clôturant le congrès.
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La CFTC veut supprimer 277 députés
AFP Publié le 06/11/2011 à 13:17
Après la CGT et FO, la CFTC a également condamné dimanche une éventuelle nouvelle journée de solidarité et a avancé une "contre-proposition" pour des économies budgétaires: réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros".
La possibilité d'une seconde journée de solidarité dans le cadre des nouvelles mesures de rigueur que le gouvernement annoncera lundi avait été évoquée samedi mais, selon des sources gouvernementales dimanche, elle "tiendrait moins la corde".
Dimanche matin, les leaders de la CGT, Bernard Thibault, et de FO, Jean-Claude Mailly, s'étaient élevés contre cette mesure.
"Tout travail mérite salaire", a affirmé de son côté auprès de l'AFP Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CTFC, en rejetant une telle mesure.
Mais, "on a des problèmes budgétaires, il faut trouver de l'argent" et "la CFTC avance des contre-propositions".
"Aujourd'hui nous avons 577 députés, alors qu'une très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l'Europe. Donc on n'a sans doute pas besoin de conserver 577 députés, passons à 300 parlementaires, c'est largement suffisant", affirme le responsable de la CFTC.
Selon son calcul, le coût annuel d'un parlementaire "c'est un million d'euros", en comptant indemnités, collaborateurs, avantages divers... "Donc 277 députés de moins, cela fait 277 millions d'euros de gagnés par an".
Par ailleurs, selon M. Thouvenel, l'effort "doit être partagé" et une éventuelle nouvelle journée de solidarité devrait toucher "toutes les professions qui n'étaient pas concernées" par la première. "Qu'on prenne une journée de revenu aux professions libérales, aux artisans, aux commerçants, aux rentiers", propose-t-il.
Selon lui, la "logique du gouvernement" est de "passer d'une journée de travail gratuit à deux, puis trois". "Pourquoi ne pas mettre les salariés à travailler gratuitement pendant un mois ?", ironise-t-il.
Après la CGT et FO, la CFTC a également condamné dimanche une éventuelle nouvelle journée de solidarité et a avancé une "contre-proposition" pour des économies budgétaires: réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros".
La possibilité d'une seconde journée de solidarité dans le cadre des nouvelles mesures de rigueur que le gouvernement annoncera lundi avait été évoquée samedi mais, selon des sources gouvernementales dimanche, elle "tiendrait moins la corde".
Dimanche matin, les leaders de la CGT, Bernard Thibault, et de FO, Jean-Claude Mailly, s'étaient élevés contre cette mesure.
"Tout travail mérite salaire", a affirmé de son côté auprès de l'AFP Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CTFC, en rejetant une telle mesure.
Mais, "on a des problèmes budgétaires, il faut trouver de l'argent" et "la CFTC avance des contre-propositions".
"Aujourd'hui nous avons 577 députés, alors qu'une très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l'Europe. Donc on n'a sans doute pas besoin de conserver 577 députés, passons à 300 parlementaires, c'est largement suffisant", affirme le responsable de la CFTC.
Selon son calcul, le coût annuel d'un parlementaire "c'est un million d'euros", en comptant indemnités, collaborateurs, avantages divers... "Donc 277 députés de moins, cela fait 277 millions d'euros de gagnés par an".
Par ailleurs, selon M. Thouvenel, l'effort "doit être partagé" et une éventuelle nouvelle journée de solidarité devrait toucher "toutes les professions qui n'étaient pas concernées" par la première. "Qu'on prenne une journée de revenu aux professions libérales, aux artisans, aux commerçants, aux rentiers", propose-t-il.
Selon lui, la "logique du gouvernement" est de "passer d'une journée de travail gratuit à deux, puis trois". "Pourquoi ne pas mettre les salariés à travailler gratuitement pendant un mois ?", ironise-t-il.
CFTC SANTE, élections du 20 octobre des résultats en demi teinte
Nous sommes heureux de vous annoncer les excellents résultats de la CFTC SANTE dans les Hauts de Seine à l'occasion des élections dans la FPH du 20 octobre dernier.
C'est au travail acharné de nos élus et à la confiance de nos électeurs que devons cette représentativité exemplaire et nous les en remercions.
Résultats élections CTE région Ile-de-France département (92) Hauts-de-Seine
CFDT 22,90%
CFE-CGC 0,09%
CFTC 34,04%
CGT 20,52%
FO 9,21%
SUD-SANTE SOCIAUX 10,92%
UNSA 2,32%
L’union Départementale des Hauts de Seine s'associe à la fédération SANTE et à son communiqué de presse pour regretter les conditions dans lesquels se sont passés les élections dans des départements voisins. C'est hélas à la loi de 2008 sur le représentativité et ses critères, qui vont bien au delà de ceux que les politiques s'appliquent eux même, que nous devons ces excès et ces dérives.
Laurent LHOSTE
Secrétaire Général CFTC UD 92
Élection dans la fonction publique hospitalière : Un déni de démocratie sociale
La Fédération CFTC santé sociaux dénonce le climat dans lequel se sont déroulées les élections dans la FPH ce 20 Octobre 2011.
Les Pouvoirs Publics en changeant les règles du calcul de la représentativité des OS ont provoqué dans les établissements des batailles d’appareils dont les agents, candidats sur certaines des listes, ont fait les frais à leurs dépens. La Fédération contestera certains scrutins afin de pouvoir faire respecter la dignité humaine. Elle réclame de toute urgence une nouvelle méthode de calcul de la représentativité.
Pressions, tromperies, tracts, tout semble avoir été tenté, sauf l’essentiel : répondre aux besoins des personnels.
La CFTC défend prioritairement l’action syndicale. Celle qui sert la personne, qui la défend dans son parcours professionnel, qui l’aide dans ses droits à la formation. En un mot qui assure sa vraie mission syndicale. Or depuis plusieurs mois, on constate que les bagarres internes, les conflits entre organisations syndicales se sont multipliés.
La CFTC veut être reconnue pour les valeurs qu’elle défend et non en opposition avec telle ou telle organisation. « Ce nouveau mode électoral n’aura apporté que haine et dégoût. C’est un vrai déni de la démocratie sociale. » Explique Bernard Sagez, Président de la Fédération Santé Sociaux.
La Fédération CFTC santé sociaux demande un moratoire jusqu’en 2014 afin de revoir les différents types de scrutins existants au sein de la FPH.
Elle demande l’application d’une période transitoire qui maintienne la situation antérieure.
La Fédération CFTC santé sociaux propose qu’une élection sur sigle de niveau national calculant l’audience des organisations syndicales soit mise en place dans l’ensemble des établissements hospitaliers en même temps que les élections locales et que cette élection nationale serve au calcul des sièges à attribuer au conseil supérieur de la fonction publique hospitalière.
Contacts presse : Bernard Sagez, Président de la Fédération Santé sociaux
Tél. : 06 81 22 85 45 – bsagez@cftc.fr
C'est au travail acharné de nos élus et à la confiance de nos électeurs que devons cette représentativité exemplaire et nous les en remercions.
Résultats élections CTE région Ile-de-France département (92) Hauts-de-Seine
CFDT 22,90%
CFE-CGC 0,09%
CFTC 34,04%
CGT 20,52%
FO 9,21%
SUD-SANTE SOCIAUX 10,92%
UNSA 2,32%
L’union Départementale des Hauts de Seine s'associe à la fédération SANTE et à son communiqué de presse pour regretter les conditions dans lesquels se sont passés les élections dans des départements voisins. C'est hélas à la loi de 2008 sur le représentativité et ses critères, qui vont bien au delà de ceux que les politiques s'appliquent eux même, que nous devons ces excès et ces dérives.
Laurent LHOSTE
Secrétaire Général CFTC UD 92
Élection dans la fonction publique hospitalière : Un déni de démocratie sociale
La Fédération CFTC santé sociaux dénonce le climat dans lequel se sont déroulées les élections dans la FPH ce 20 Octobre 2011.
Les Pouvoirs Publics en changeant les règles du calcul de la représentativité des OS ont provoqué dans les établissements des batailles d’appareils dont les agents, candidats sur certaines des listes, ont fait les frais à leurs dépens. La Fédération contestera certains scrutins afin de pouvoir faire respecter la dignité humaine. Elle réclame de toute urgence une nouvelle méthode de calcul de la représentativité.
Pressions, tromperies, tracts, tout semble avoir été tenté, sauf l’essentiel : répondre aux besoins des personnels.
La CFTC défend prioritairement l’action syndicale. Celle qui sert la personne, qui la défend dans son parcours professionnel, qui l’aide dans ses droits à la formation. En un mot qui assure sa vraie mission syndicale. Or depuis plusieurs mois, on constate que les bagarres internes, les conflits entre organisations syndicales se sont multipliés.
La CFTC veut être reconnue pour les valeurs qu’elle défend et non en opposition avec telle ou telle organisation. « Ce nouveau mode électoral n’aura apporté que haine et dégoût. C’est un vrai déni de la démocratie sociale. » Explique Bernard Sagez, Président de la Fédération Santé Sociaux.
La Fédération CFTC santé sociaux demande un moratoire jusqu’en 2014 afin de revoir les différents types de scrutins existants au sein de la FPH.
Elle demande l’application d’une période transitoire qui maintienne la situation antérieure.
La Fédération CFTC santé sociaux propose qu’une élection sur sigle de niveau national calculant l’audience des organisations syndicales soit mise en place dans l’ensemble des établissements hospitaliers en même temps que les élections locales et que cette élection nationale serve au calcul des sièges à attribuer au conseil supérieur de la fonction publique hospitalière.
Contacts presse : Bernard Sagez, Président de la Fédération Santé sociaux
Tél. : 06 81 22 85 45 – bsagez@cftc.fr
Syndicats et Mutualité à l’unisson contre la taxe Fillon !
Sept organisations syndicales de salariés et la Mutualité Française ont signé le 5 octobre une déclaration commune demandant au gouvernement et au Parlement le retrait de la hausse de la taxe sur les contrats solidaires et responsables.> C’est une démarche que l'on peut qualifier d'historique.
Sept syndicats (CFE-CGC, la CFTC, la CFDT, la CGT, Force ouvrière, FSU et Unsa) ont signé le 5 octobre avec la Mutualité Française une déclaration commune appelant "solennellement le gouvernement et le Parlement à renoncer au doublement de la taxe sur les contrats santé solidaires et responsables et à tout impôt sur la santé".
Cette mesure, expliquent les signataires, "entraînera inéluctablement une augmentation du coût des contrats santé et aggravera donc les inégalités d’accès aux soins". Ces organismes demandent aux pouvoirs publics de "renoncer à affaiblir une nouvelle fois la protection sociale des Français" tout en rappelant "leur attachement à une Sécurité sociale de haut niveau et une couverture complémentaire solidaire accessible à tous".
La protestation du mouvement mutualiste est montée d’un cran avec le lancement le 30 septembre d’une seconde campagne incitant les Français à signer une pétition sur le site Internet de la Mutualité Française. Elle se poursuivra jusqu’en novembre le temps du débat parlementaire sur le projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012.
Sur son site Internet, la Ligue des droits l’Homme appelle les internautes à signer la pétition de la Mutualité : "Taxer les mutuelles, c’est une fois de plus renvoyer vers la défense du sort individuel de chacun contre la solidarité», écrit la Ligue.
Jean-Michel Molins
Pour signer la pétition
Sept syndicats (CFE-CGC, la CFTC, la CFDT, la CGT, Force ouvrière, FSU et Unsa) ont signé le 5 octobre avec la Mutualité Française une déclaration commune appelant "solennellement le gouvernement et le Parlement à renoncer au doublement de la taxe sur les contrats santé solidaires et responsables et à tout impôt sur la santé".
Cette mesure, expliquent les signataires, "entraînera inéluctablement une augmentation du coût des contrats santé et aggravera donc les inégalités d’accès aux soins". Ces organismes demandent aux pouvoirs publics de "renoncer à affaiblir une nouvelle fois la protection sociale des Français" tout en rappelant "leur attachement à une Sécurité sociale de haut niveau et une couverture complémentaire solidaire accessible à tous".
La protestation du mouvement mutualiste est montée d’un cran avec le lancement le 30 septembre d’une seconde campagne incitant les Français à signer une pétition sur le site Internet de la Mutualité Française. Elle se poursuivra jusqu’en novembre le temps du débat parlementaire sur le projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012.
Sur son site Internet, la Ligue des droits l’Homme appelle les internautes à signer la pétition de la Mutualité : "Taxer les mutuelles, c’est une fois de plus renvoyer vers la défense du sort individuel de chacun contre la solidarité», écrit la Ligue.
Jean-Michel Molins
Pour signer la pétition
HP : comment les salariés français ont évité la délocalisation de 64 emplois
Les délocalisations ne sont pas inéluctables, face à des positions dogmatiques il faut savoir résister!
L'Union Départementale CFTC des Hauts de Seine partage avec vous cet article révélateur de la nécessité de résister.
Le premier acte de résistance est de se syndiquer.
La CFTC HP relate sur son blog l’histoire d’une délocalisation de 64 emplois français vers la Bulgarie qui vient de connaître un épilogue heureux après dix mois de mobilisation des salariés et des syndicats.
Les délocalisations ne sont pas inéluctables. C’est ce que viennent de prouver un certain nombre de salariés français de HP en obtenant de la direction de renoncer à un projet de délocalisation qui devait frapper 64 des 166 salariés de GPSC EMEA (Global Parts Supply Chain), le service en charge de la logistique au sein de son centre de compétence PC Européen (HP CCF) basé à Grenoble.
« Alertés par le licenciement en octobre 2010 de leur directeur, qui avait affiché son opposition au projet, les salariés concernés sont immédiatement entrés en résistance », relate Guy Benoist, le délégué syndical central CFTC de HP CCF. Cinq cents salariés ont même débrayé pendant une heure en décembre dernier pour protester contre le licenciement de leur collègue. Une première.
« Il faut rappeler qu’en douze ans, le site a perdu 2400 emplois sur les 4.000 qu’il comptait à la fin des années 90, souligne Guy Benoist. Les salariés s’inquiètent de cette logique d’emplois industriels qui partent vers les pays à bas coûts, des conséquences économiques, de la désorganisation du service et de la perte de qualité que cela entraîne. »
À force de mobilisation, d’alertes et de menaces de procédure pour délit d’entrave, la CFTC a fini par obtenir début juillet, un engagement ferme de la direction d’abandonner son projet. Un abandon qui ne lui a pas causé grand sacrifice. Comme l’avait lui-même remarqué le manager licencié, la main d’œuvre ne représente que 2,6% du coût de la logistique.
Et même la direction financière du groupe n’avait semble-t-il pas validé l’intérêt économique de cette délocalisation estimant que le retour sur investissement n’était pas garanti à moyen terme. « Cette décision de délocaliser relevait plus d’une posture dogmatique que d’une justification économique », estime Guy Benoist qui relève que la France est classée parmi les pays où le groupe souhaite restreindre sa masse salariale.
Enfin, l’ouverture à la fin du mois de la négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC), que la direction souhaite fortement voir aboutir, a probablement joué un rôle dans sa décision d’abandonner son projet de délocalisation. Il est vrai qu’avec une telle menace pesant sur les salariés, la négociation aurait été bien mal engagée.
À noter qu’un projet comparable de transfert de 200 postes en Inde vient d’être annulé au sein de la filiale britannique, là encore à la mobilisation des salariés et des syndicats.
Le 16 septembre 2011 (10:39) - par ChannelNews
L'Union Départementale CFTC des Hauts de Seine partage avec vous cet article révélateur de la nécessité de résister.
Le premier acte de résistance est de se syndiquer.
La CFTC HP relate sur son blog l’histoire d’une délocalisation de 64 emplois français vers la Bulgarie qui vient de connaître un épilogue heureux après dix mois de mobilisation des salariés et des syndicats.
Les délocalisations ne sont pas inéluctables. C’est ce que viennent de prouver un certain nombre de salariés français de HP en obtenant de la direction de renoncer à un projet de délocalisation qui devait frapper 64 des 166 salariés de GPSC EMEA (Global Parts Supply Chain), le service en charge de la logistique au sein de son centre de compétence PC Européen (HP CCF) basé à Grenoble.
« Alertés par le licenciement en octobre 2010 de leur directeur, qui avait affiché son opposition au projet, les salariés concernés sont immédiatement entrés en résistance », relate Guy Benoist, le délégué syndical central CFTC de HP CCF. Cinq cents salariés ont même débrayé pendant une heure en décembre dernier pour protester contre le licenciement de leur collègue. Une première.
« Il faut rappeler qu’en douze ans, le site a perdu 2400 emplois sur les 4.000 qu’il comptait à la fin des années 90, souligne Guy Benoist. Les salariés s’inquiètent de cette logique d’emplois industriels qui partent vers les pays à bas coûts, des conséquences économiques, de la désorganisation du service et de la perte de qualité que cela entraîne. »
À force de mobilisation, d’alertes et de menaces de procédure pour délit d’entrave, la CFTC a fini par obtenir début juillet, un engagement ferme de la direction d’abandonner son projet. Un abandon qui ne lui a pas causé grand sacrifice. Comme l’avait lui-même remarqué le manager licencié, la main d’œuvre ne représente que 2,6% du coût de la logistique.
Et même la direction financière du groupe n’avait semble-t-il pas validé l’intérêt économique de cette délocalisation estimant que le retour sur investissement n’était pas garanti à moyen terme. « Cette décision de délocaliser relevait plus d’une posture dogmatique que d’une justification économique », estime Guy Benoist qui relève que la France est classée parmi les pays où le groupe souhaite restreindre sa masse salariale.
Enfin, l’ouverture à la fin du mois de la négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC), que la direction souhaite fortement voir aboutir, a probablement joué un rôle dans sa décision d’abandonner son projet de délocalisation. Il est vrai qu’avec une telle menace pesant sur les salariés, la négociation aurait été bien mal engagée.
À noter qu’un projet comparable de transfert de 200 postes en Inde vient d’être annulé au sein de la filiale britannique, là encore à la mobilisation des salariés et des syndicats.
Le 16 septembre 2011 (10:39) - par ChannelNews
Sécurité: J.-J. Urvoas (PS) critiqué par le SNPM-CFTC
Communiqué AFP :
Le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM-CFTC) s'est insurgé aujourd'hui contre des propositions du député Jean-Jacques Urvoas, le M. sécurité du Parti socialiste, qui prône le retrait de leur uniforme et leur désarmement.
Le président du syndicat Frédéric Foncel "s'indigne" dans un communiqué "du mépris affiché par M. Urvoas" pour les missions des policiers municipaux, dans un livre intitulé "11 propositions chocs pour rétablir la sécurité" (Fayard).
Le secrétaire national à la sécurité du PS Jean-Jacques Urvoas "propose tout simplement de désarmer les policiers municipaux" et "il veut même retirer le droit des policiers municipaux de porter l'uniforme", relève le syndicat.
"Ce dédain pour les policiers municipaux de France, 3ème force de sécurité de notre pays, va jusqu'à interdire l'appellation même de police municipale", critique Frédéric Foncel.
"C’est ignorer les réalités du terrain, et tout cela dans une société de plus en plus violente", ajoute-t-il en invitant le député du Finistère à faire "un stage de découverte" dans une police municipale.
Environ 3.500 maires se sont dotés de forces de polices municipales de tailles très diverses (en moyenne 11 agents).
Environ 40% des 20.000 policiers municipaux français sont armés. Ils ne mènent pas d'enquêtes à l'instar des policiers nationaux, mais leurs missions sur le terrain peuvent aller du constat de simples infractions à des interventions dangereuses imprévues.
CFTC : Jacques Voisin favorable à une imposition de la spéculation
Jacques Voisin : « Il faut une imposition de la spéculation »
Le gouvernement dévoilera mercredi 24 août ses mesures pour réduire le déficit puis en discutera avec les syndicats en fin de semaine.
Pour le président de la CFTC, Jacques Voisin, la rigueur est « nécessaire » mais elle ne doit pas se transformer en austérité.
Jacques Voisin
Président de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC )
Le gouvernement doit présenter son plan anti-déficit mercredi 24 août. À quoi vous attendez-vous ?
Jacques Voisin : Depuis plusieurs mois, le gouvernement n’a que le mot rigueur à la bouche. Elle est certes nécessaire au regard du contexte économique. Mais je crains qu’elle ne se transforme, avec la mise en place de mesures drastiques, en austérité, synonyme de coup d’arrêt à la croissance. Nous ne laisserons pas passer un budget qui comprometterait l’investissement et qui effraierait les ménages au point de ralentir la consommation, qui est le moteur de notre économie.
Pour cela, le gouvernement doit arrêter d’être au service des agences de notation, qui le poussent à envisager une diminution des dépenses de la Sécurité sociale pour conserver une bonne note. Il se doit, au contraire, d’agir en faveur des Français.
Quelles mesures préconisez-vous pour y parvenir ?
Il faut mettre en place une taxe sur les transactions financières. Nous l’appelons de nos vœux depuis des années. En complément, nous plaidons pour une imposition de la spéculation qui serait fondée sur la durée de détention des actions. Elle toucherait les spéculateurs, c’est-à-dire ceux qui ne font qu’acheter et vendre pour encaisser des plus-values. Par ailleurs, le gouvernement avait promis en 2008 de régler la question des paradis fiscaux pour assurer la transparence bancaire. Nous en sommes encore loin.
Il faut aussi s’attaquer au problème du travail dissimulé qui fait perdre des milliards chaque année à l’État et déclarer un moratoire de deux ou trois ans sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Enfin, l’argent récupéré ne doit pas servir à financer le déficit, il doit être investi dans des secteurs à haute valeur ajoutée comme la formation.
Concernant les niches fiscales, le gouvernement pourrait annoncer un coup de rabot général. Y êtes-vous favorable ?
Nous sommes d’accord pour s’y attaquer mais avec discernement. On ne peut pas toutes les raboter car certaines ont des conséquences importantes en termes d’emploi. La question se pose pour l’investissement locatif Scellier et la TVA à 5,5 % dans la restauration, par exemple.
Il faut aussi se pencher sur le cas de la niche Copé, qui exonère d’impôt sur les sociétés les plus-values encaissées en cas de vente de filiales détenues depuis plus de deux ans et qui a coûté 22 milliards d’euros à l’État en trois ans.
Plus globalement, c’est toute la fiscalité qui est à revoir. Elle doit être plus progressive, avec la création d’une tranche d’imposition supplémentaire à 45 %. Et elle doit être davantage favorable aux familles. Nous soutenons l’investissement dans les entreprises par des défiscalisations car cela crée de la richesse. Pourquoi ne pas encourager, de la même façon, l’investissement réalisé par les familles dans l’éducation et la formation de leurs enfants ?
RECUEILLI PAR ESTELLE MAUSSION Source la-croix.com
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